PDAC 2018, une importante vitrine des opportunités d’affaires offertes par le secteur minier

La Convention internationale PDAC est un rendez-vous incontournable pour les investisseurs et les développeurs et sans aucun doute est la plus importante plateforme de l’industrie minière pour la présentation de projets d’exploration, des nouvelles technologies et services destinés au secteur minier. Cette convention annuelle, qui s’est tenue à Toronto du 4 au 7 mars 2018, prend de l’ampleur année après année. De fait, depuis ses débuts en 1932, PDAC est devenu l’événement de choix pour les acteurs clés dans l’exploration minérale et l’industrie minière.
Des représentants de 48e Nord International et de Québec International ont participé à la dernière édition de cette importante convention afin de valider les opportunités d’affaires offertes par le secteur minier aux entreprises de la région.

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La convention dépasse les 25 000 participants

Avec 25 606 participants (investisseurs, industriels, analystes, responsables de l’exploitation minière, prospecteurs, géologues, peuples autochtones, fonctionnaires et étudiants de plus de 125 pays), la dernière édition de la convention a battu les records, un signe clair que l’exploration minière et l’industrie minière ont retrouvé son élan. Un excellent momentum pour consolider nos acquis et positionner le Canada et le Québec comme des acteurs majeurs dans ce secteur.

Délégations internationales représentées

Véritable catalyseur pour le secteur minier, PDAC est un excellent terreau pour construire des relations d’affaires solides autant avec des acteurs canadiens que des acteurs internationaux. Ce congrès est un de rendez-vous idéal pour forger des liens durables et développer des stratégies afin d’améliorer les contributions positives de l’expertise canadienne dans le monde entier.

PDAC 2018 a accueilli des délégations de plus de 125 pays étrangers et près de 30 représentants du gouvernement fédéral, des gouvernements provinciaux et territoriaux, le reflet du rôle significatif du Canada comme pays hôte.

Cette convention nous a permis de rencontrer des délégations de plusieurs pays, dont le Chili, le Pérou, l’Argentine, la Colombie, le Brésil, le Mexique, l’Australie et le Burkina Faso, entre autres. Nous avons constaté également une importante représentation du Canada et de ses provinces, dont une importante délégation du Québec qui a su positionner son ADN et son savoir-faire innovateurs.

Opportunités d’affaires

Le Canada et l’Alliance du Pacifique

L’Alliance du Pacifique est une initiative d’intégration régionale créée en 2011 par le Chili, la Colombie, le Mexique et le Pérou. Les grands objectifs de l’Alliance consistent à promouvoir la libre circulation de marchandises, de services, de capitaux et de personnes et à promouvoir une plus grande compétitivité et croissance économique pour les pays membres. En juin 2017, le Canada a été parmi les premiers pays invités à devenir un état associé de l’Alliance pacifique, ainsi que l’Australie, la Nouvelle-Zélande et Singapour.

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Ce processus nécessite la négociation d’un accord de libre-échange avec l’Alliance pacifique comme un bloc. Avec un PIB combiné de presque 2,3 billions $ et plus de 220 millions d’habitants, l’Alliance pacifique constitue un marché important pour le Canada.

Le Canada a actuellement des accords individuels de libre-échange (ALE) en place avec chacun des pays membres de l’Alliance pacifique.

En août 2017, le Canada a lancé des consultations publiques d’obtenir la rétroaction sur la négociation éventuelle d’un accord de libre-échange avec l’Alliance pacifique comme un bloc. Des négociations formelles ont été par la suite lancées à Cali, en Colombie, en octobre 2017.

Développer des liens plus étroits avec l’Alliance du Pacifique en général est une initiative saluée par les membres de la communauté d’affaires canadienne. Le lancement des négociations pour devenir un état associé est considéré comme un jalon très important.

Avec le Mexique, le Chili, la Colombie et le Pérou — tous ayant une industrie minière forte et la nécessité d’investissement et de technologies pour le développement de ses infrastructures —, ce bloc représente un bassin d’opportunités que nous espérons pouvoir capitaliser.

Colombie

La Colombie présente des réserves importantes d’or, de cuivre, des émeraudes et du charbon.

Malgré son potentiel géologique, moins du 5 % du territoire est actuellement exploité, alors tout est à faire. Il y a des opportunités intéressantes, autant pour les investisseurs que pour les entreprises qui souhaitent participer de la croissance, la modernisation et l’expansion du secteur minier colombien.

Afin d’amener l’industrie minière à son plein potentiel, la Colombie doit surmonter plusieurs défis, entre autres, la formalisation de l’exploitation minière, la construction du cadastre minier et le renforcement des infrastructures afin d’assurer une meilleure traçabilité de l’extraction.

Lors de la convention, le gouvernement de la Colombie, représenté par l’ANM (Agencia Nacional Minera), a signé un MOU (memorandum of understanding) avec le gouvernement fédéral et la compagnie canadienne Pacific GeoTech, afin de contribuer à la modernisation du cadastre minier en Colombie.

Chili

Le Chili, le plus important producteur de cuivre au niveau mondial, a une importante tradition minière et est sans doute un terroir fertile pour l’investissement et le transfert technologique. D’ailleurs, le Chili se présente comme une porte d’entrée au marché latino-américain pour les entreprises canadiennes, car la maturité du secteur minier et l’intensité de l’utilisation des technologies de pointe dans l’exploitation minière facilitent le développement des partenariats commerciaux et d’ententes de transfert technologique.

Le Chili se caractérise pour être un ¨early adopter¨ et se positionne comme un « hub » technologique en Amérique latine et un partenaire idéal pour les projets d’innovation, un véritable “living lab” pour tester les nouvelles technologies appliquées au secteur minier.

Le marché offre des opportunités d’affaires importantes notamment liées à l’exploitation minière souterraine, la gestion des résidus d’exploitation minière, l’extraction à ciel ouvert et les mines intelligentes.

Parmi les principaux défis, on y trouve le vieillissement des gisements, la diminution des dépenses en capital initial (CAPEX) lors de nouveaux projets et le développement de l’exploitation minière à moyenne et petite échelle.

Mexique

Le secteur minier est l’un des principaux moteurs économiques du Mexique. Son importance réside dans l’ensemble des avantages qui découlent de cette activité, comme la génération de l’emploi, sa chaîne de valeur et la contribution importante au développement économique du pays.

Outre sa participation au PIB, les retombées de l’exploitation minière s’étendent dans 24 des 32 États de la République où il y a exploitation minière. Mexique occupe les 10 premières places dans la production de 18 minéraux dans lesquels se distingue comme le premier producteur d’argent et dixième producteur mondial d’or, ce qui rend ce pays une destination très intéressante pour les investissements dans l’exploration minière.

Pérou

Le Pérou est un pays de tradition minière, une tradition qui se maintient et se développe grâce à la présence de grandes entreprises internationales. Le pays dispose également d’un énorme potentiel géologique grâce à son positionnement stratégique sur la cordillère des Andes.

Le développement économique du pays est très influencé par le secteur minier. Le Pérou est l’un des cinq premiers producteurs de minerais du monde, le premier producteur latino-américain de zinc, de plomb et d’or, et le deuxième producteur latino-américain d’argent, derrière le Mexique. Le secteur minier représente 50 % des rentrées en devises, 20 % des rentrées fiscales annuelles et tout de même 11 % du PIB.

Nous avons constaté qu’il y a des opportunités de mettre en valeur les compétences canadiennes et le savoir-faire des entreprises de la région afin de renforcer les liens avec le Pérou et l’ensemble des pays membres de l’Alliance du Pacifique qui font face à plusieurs défis technologiques et stratégiques notamment en matière de l’impact environnemental.

Afin de mieux aider les entreprises à profiter des opportunités offertes par l’Alliance du Pacifique, Québec International a commencé à développer des liens avec les principaux acteurs locaux dans les pays qui conforment cette Alliance. Nous avons déjà réalisé des missions commerciales au Mexique, Pérou et Colombie.

Rappelons également la signature d’une entente de partenariat stratégique entre quatre organismes régionaux de promotion des exportations (ORPEX). En effet, Québec International et les autres ORPEX membres du partenariat sont fiers de collaborer avec 48e Nord International – Mines dans le développement de son mandat sectoriel minier en commercialisation et exportation.

Les efforts déployés dans la Capitale-Nationale s’ajoutent à ceux déployés dans les régions de l’Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’ouest de Montréal. Ensemble, nous joignons nos forces sous le leadership de 48e Nord International-Mines afin de mieux accompagner les entreprises de nos régions qui désirent desservir le secteur minier à l’international.

La proximité de chacun de nos organismes avec les entreprises de notre région respective nous permet d’assurer des services de qualité, répondant aux besoins exprimés par les entrepreneurs et de travailler efficacement avec les intervenants économiques du milieu.

Cette collaboration entre les régions permet de desservir plus de 2300 entreprises qui desservent les minières actuellement et de développer leur potentiel à l’exportation. La complémentarité des services permet d’assurer aux entreprises québécoises un accompagnement de qualité supérieur, notamment en préparation à l’exportation, formations, services-conseils et accompagnement dans les missions internationales.

L’électrification des voitures, un important catalyseur du secteur minier

Les nouvelles technologies ont contribué à faire du lithium, un métal auparavant négligé, l’or blanc que tous désirent posséder.

Ce métal est d’une importance vitale pour le développement des nouvelles technologies, car il est utilisé dans la création de batteries pour ordinateurs, smartphones, tablettes, des climatiseurs et des véhicules électriques, entre autres.

Le potentiel de croissance des voitures électriques est énorme, l’évolution rapide de la technologie, la réduction des coûts, les nouvelles réglementations des émissions de CO2 et les incitatifs gouvernementaux font des véhicules électriques le moyen du transport du futur et une source importante des opportunités d’affaires, notamment pour le secteur minier.

En moins de vingt ans, le prix du lithium a quadruplé et a dirigé les regards du monde vers les trois pays d’Amérique latine qui hébergent des réserves significatives de ce métal. L’Argentine, la Bolivie et le Chili forment la ceinture du lithium, où l’on y trouve les plus grandes réserves au monde, les trois pays qui accumulent de 58 % des réserves de ce métal.

Logiquement, la demande pour le lithium a favorisé la production de ce produit, qui s’élevait à 35 000 tonnes en 2016. Pour l’année 2020, on prévoit que ce chiffre s’élève à 60 000 tonnes par an. Pour l’instant, le Chili est devenu le plus grand producteur mondial de lithium, tandis que l’Argentine et la Bolivie continuent à chercher des moyens d’encourager l’extraction et la vente de lithium dans leurs pays respectifs.

Il paraît évident que l’exploitation du lithium va changer le portrait mondial de production d’énergie dans les années à venir. La question est de savoir si les pays d’Amérique latine pourront correctement et efficacement gérer leurs ressources, leur permettant de faire un bond en avant très important sur le plan économique. Et le tout dans le contexte d’une demande grandissante principalement attribué au développement des nouvelles technologies et à l’électrification des transports.

Visitez le site web de Québec International afin d’en savoir plus!

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48e Nord International : Accueil d’une délégation du Pérou en Abitibi-Témiscamingue

Une délégation d’entrepreneurs miniers du Pérou est présentement en visite en Abitibi-Témiscamingue pour échanger sur les nouvelles technologies et les meilleures pratiques au niveau des opérations minières.

Accompagnée par l’équipe de 48e Nord International, la délégation a été reçue par la mine Beaufor de la société Monarque et a aussi opéré et échangé sur l’équipement de minage de gisement à faible pendage de la société Minrail, une technologie unique au monde qui démontre l’augmentation de la productivité et de l’efficacité et la réduction de coûts d’exploitation importantes pour l’exploitation de ce type de gisement.

Également, le Centre de formation professionnelle de Val-d’Or a accueilli la délégation pour une démonstration et des essais sur le simulateur de formation pour équipements miniers lourds tels que la navette chargeuse et la foreuse long trou. Pour compléter, l’institut national des mines a fait découvrir aux membres de la délégation péruvienne sa nouvelle technologie de réalité virtuelle et les multiples applications possibles en termes de formation et visites minières virtuelles.

Félicitations à l’équipe de 48e Nord International pour cette belle initiative!